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Massif des Maures

Le massif des Maures est une petite chaîne de montagne entièrement compris dans le département du Var
le massif des Maures s'étend entre les villes d' Hyères et de Fréjus, sur une distance d'une soixantaine de kilomètres. Sa plus grande largeur dépasse légèrement trente kilomètres. À son extrémité sud-ouest, il est bordé par la plaine alluviale du Gapeau ; à son extrémité nord-est, la plaine de l'Argens le sépare du massif de l'Esterel. Au sud, le massif plonge dans la Méditerranée, formant une côte découpée et souvent abrupte. Son point culminant, le signal de la Sauvette, atteint 780 m.
En raison des difficultés du relief encore aujourd'hui en grande partie une région difficile d'accès et peu habitée. Les routes importantes, très fréquentées, s'écartent de la partie centrale, la plus accidentée : nationale 98 reliant Hyères à Fréjus par Bormes-les-Mimosas, La Môle, Cogolin et Sainte-Maxime, route littorale par Le Lavandou et Cavalaire-sur-Mer ; départementale 558 reliant Saint-Tropez à la plaine des Maures par La Garde-Freinet ; départementale 25 reliant Sainte-Maxime à la région de Draguignan par le col de Gratteloup (228 m). En dehors de ces quatre axes principaux, qui permettent notamment l'accès au golfe et à la presqu'île de Saint-Tropez, la plupart des autres routes normalement ouvertes à la circulation sont de petites routes de montagne, fort jolies mais étroites et sinueuses, à déconseiller au touriste pressé! Un grand nombre de voies de communication, même goudronnées - telle la route des crêtes Marc-Robert entre La Garde-Freinet et Notre-Dame-des-Anges - sont des pistes de défense contre les incendies (pistes DFCI), interdites en principe à la circulation des véhicules (interdiction formelle sous peine de forte amende pendant une grande partie de l'été).
le littoral est parsemé d'agglomérations implantées dans des sites splendides - Bormes-les-Mimosas, Le Lavandou, Cavalaire-sur-Mer, Saint-Tropez, Sainte-Maxime ...elles se sont beaucoup étendues et les pentes qui les dominent se couvrent de villas.

La Côte
De la presqu'île de Giens jusqu'à Saint-Aygulf
la zone littorale offre une grande diversité de sites bien distincts, délimités par les reliefs
Presqu'île de Giens, rocheuse, reliée au continent par un double cordon dunaire enserrant l'étang des Pesquiers (anciens marais-salants)

Plaine littorale d'Hyères / La Londe-les-Maures avec ses marais salants (Salins d'Hyères)
Zone rocheuse du cap Bénat, culminant à 204 mètres
Corniche des Maures, très découpée, du port de Bormes à Cavalaire-sur-Mer
La baie de Cavalaire, zone basse, bordée de plages de sable
Ensemble plus rocheux et plus élevé des caps Lardier, Taillat et Camarat, entaillé de plages et de criques
Longue plage de Pampelonne bordée de dunes
Golfe de Saint-Tropez
Côte rocheuse découpée de Sainte-Maxime à Saint-Aygulf.



La zone intérieure
Les Maures intérieurs est une zone forestière, densément et magnifiquement boisée. L'arbre-roi des Maures, quasi emblématique, l'arbre providence aussi est le chêne-liège (quercus suber), que son écorce épaisse protège du feu, l'arbre au tronc rouge sang, quand cette écorce a été fraîchement récoltée (le « démasclage »). Si, en bien des endroits, la forêt des Petits Maures semble avoir déjà pansé ses plaies, comme entre Roquebrune-sur-Argens et le col de Gratteloup, c'est au chêne-liège qu'elle le doit largement.En remontant les pentes et vers les crêtes, le chêne vert (quercus ilex), arbre noble au feuillage dense et sombre, au port moins tourmenté que celui du chêne-liège. Le chêne pubescent (Quercus pubescens) se mêle souvent à ces deux espèces.
le châtaignier souvent associé au chêne-liège — est une des bases de l'économie rurale traditionnelle. Les plus anciens furent plantés il y a plusieurs siècles, en vergers, de préférence sur les pentes septentrionales (ubac), dans les vallons plus humides. Beaucoup de ces vergers sont aujourd'hui à l'abandon, mais là où les châtaigneraies sont entretenues, comme aux abords de Gonfaron, des Mayons, de Collobrières ou de La Garde-Freinet, elles forment de magnifiques ensembles, comparables aux châtaigneraies cévenoles par exemple.
Les Maures intérieurs furent autrefois beaucoup plus peuplés. En témoignent les nombreuses ruines, noyées dans la forêt, d'anciennes fermes et bâtiments agricoles. Aujourd'hui, à l'intérieur du massif, les activités agro-pastorales traditionnelles sont une survivance.
La vigne est présente sur le territoire de presque toutes les communes du massif (surtout dans la zone littorale) ou avoisinant le massif (dépression permienne). Toutes les communes ou presque possèdent leur cave-coopérative. Les caves-coopératives et les domaines, souvent renommés, commercialisent les vins (rouges,rosés,blancs) en Appellation d'origine contrôlée (AOC "Côtes de Provence") ou en vins de pays.
L'intérieur du massif ne compte que quelques villages, pleins de charme (Collobrières, La Môle, La Garde-Freinet, Plan-de-la-Tour, Gassin, Ramatuelle) et quelques hameaux, souvent très beaux, comme La Mourre, près de la Garde-Freinet ou Saint-Guillaume près de Collobrières. La plupart des localités se sont implantées sur le pourtour du massif (Pierrefeu-du-Var, Gonfaron). Certaines, comme Les Mayons, ont su conserver leur cachet ancien.